Bernard Lavilliers rend hommage à Léo Ferré
Jeudi 2 novembre à 20h30 à l'espace des 3 Provinces
Louis Aragon disait de lui : «Il faudra réécrire l’histoire littéraire un peu différemment à cause de Léo Ferré». Il répondait : «Je parle pour dans dix siècles». Capitaine d’anarchie, défricheur musical, matelot nihiliste, Léo Ferré (1916-1993) a marqué de son souffle la chanson. Bernard Lavilliers fait revivre ses chansons dans un nouveau spectacle.
Léo Ferré et Bernard Lavilliers s’étaient rencontrés lors d’une tournée d’été en 1976. Aujourd’hui, au travers de ce concert, Bernard Lavilliers rend hommage à celui qui tient une place à part dans la chanson française : «Ferré, dit Bernard Lavilliers, est l’un de mes “modèles en qualité”, pour son sens de l’invective, sa marginalité, sa charge d’interprétation... Si je chante, c’est en partie grâce à lui. Ma mère écoutait souvent l’un de ses 25 centimètres : Léo Ferré chante Aragon. J’ai encore ce disque chez moi... Pendant longtemps, il n’a pas du tout été considéré comme interprète, à l’inverse de Brassens ou de Brel. Léo déroutait: il était un peu sulfureux, les gens trouvaient sa voix bizarre, son physique étrange, ses métaphores folles. En 1968-1970, lorsqu’il a rencontré la pop music et collaboré avec le groupe Zoo et les Moody Blues, il a jeté un pont vers les Doors, Patti Smith, Lou Reed, devenant une sorte de Rimbaud en musique, reconnu par tous.»
Sur scène, Bernard Lavilliers raconte leurs souvenirs communs et dévoile l’influence multiple que le maître poète a eue sur lui. Sous la direction musicale de Cyrille Aufort, Bernard Lavilliers rend hommage sur scène à Léo Ferré en parcourant plusieurs couleurs musicales de la carrière de Léo Ferré : Léo Ferré voix-piano, Léo Ferré et le groupe Zoo et enfin Léo Ferré Symphonique.
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